Le Hoggar, dans sa partie centrale, l'Atakor, est le point de passage obligé de tout saharien. Ce fantastique décor fait de lumière, de silence, de pierre et de vent est le fruit d'un bouleversement géologique parfaitement lisible dans la roche mise à nue.
C'est dans l'Atakor, entre 1 500 et 3 000 mètres, que le volcanisme s'est exprimé de la façon la plus grandiose. Des pitons de lave acide, d'immenses plateaux basaltiques, des massifs de granit rose se succèdent sur 200 ooo kmz, tissant à l'horizon une véritable dentelle de pierre. Univers irréel s'il en est, qui nous renvoie à d'autres planètes, à d'autres mondes.
Dans cette minéralité absolue, la vie saisit pourtant la moindre occasion de se développer. Quelques oliviers plus que centenaires, vestiges d'un climat méditerranéen aujourd'hui disparu, s'accrochent bravement aux flancs de canyons encaissés; les tamaris et les acacias suivent le lits des oueds léthargiques ; des lauriers roses et des palmiers sauvages profitent de toute eau permanente pour s'ép